SEGA SIDIBE

QUELQUES GRANDS MAITRES DJEMBEFOLAS

 

 

Séga Sidibé est né en 1942 dans la région du Wassoulou au Mali. À l'âge de vingt ans, il part pour Bamako où il s'installe, devenant peu après premier soliste djembé de la "Troupe Régionale de Bamako". Il a pour mission de parcourir le pays à la recherche de rythmes et de danses traditionnels, afin de créer des spectacles témoignant de la diversité culturelle du pays. Il accumule ainsi un immense savoir dont tous ses futurs élèves profiteront largement. Il joue pendant douze ans auprès des "Ballets du district de Bamako" avant de prendre sa retraite pour se consacrer à la formation de jeunes artistes, dont beaucoup rejoindront le Ballet National du Mali. Séga Sidibé reste l'un des garants de la tradition musicale malienne, il connaît parfaitement le folklore malien et joue le djembé traditionnel comme au village, tout en étant l'initiateur de son évolution, à travers toutes les créations qu'il a conduites. C'est la raison pour laquelle autant de jeunes européens ont appris le djembé dans sa cour, à Bamako, au point que certains de ses élèves ont repris son nom, comme des fils spirituels.C 'est le cas de Toma Sidibé ou de Jean Christophe Bénic dont le groupe basé en Bretagne se nomme "La Main Sidibé"

sega sidibé

soungalo coulibaly

Soungalo Coulibaly a été élevé dans tradition bambara. Son père était le chef du village de Béléko (à environ une centaine de kilomètres de Ségou, dans la région de Baninko, dans le sud Mali). Comme la plupart des joueurs de tambour traditionnels, il a acquis sa première expérience musicale à un très jeune âge en accompagnant les travaux des champs et en jouant dans des fêtes de village sur le bara et le sabani.

Il a quitté Béléko pour Fana, puis pour la Côte d'Ivoire, et a réalisé sa formation au djembé, en saisissant toutes les occasions d'accompagner les djembefolas. Quand il s'installe à Bouaké (Côte d'Ivoire) au milieu des années 1970, il se fait très rapidement un nom grâce à sa musicalité remarquable et à sa capacité à s'adapter à toutes sortes de styles différents.

Ce sont ces mêmes qualités qui lui ont permis de se faire connaître en Europe, où il a présenté régulièrement des concerts avec son groupe. Ses trois albums précédents sont considérés comme des références par ses pairs. Soungalo est décédé le 9 mars 2004, d'un cancer1.

.

Famoudou Konaté est un musicien guinéen, né en 1940 près du village de Sangbarala, dans la région de Kouroussa, en Haute-Guinée.

Son parcours est très proche de celui de Mamady Keïta. Il fut recruté à l'âge de 19 ans dans les Ballets africains, l'autre grand ballet national de la République de Guinée avec lequel il parcourut le monde pendant vingt-six ans. En 1987, trois ans après la fin du régime marxiste, il est invité en Allemagne par un connaisseur, Johannes Beer, afin de donner des stages et des concerts.

Famoudou Konaté est considéré par ses pairs comme l'un des plus grands batteurs de l'ethnie malinké. Il est l'un des rares à connaître de nombreuses polyrythmies traditionnelles, phrasés et soli qui les accompagnent. Famoudou Konaté a su rester en contact permanent avec le terroir et, malgré ses fréquents séjours en Europe, il demeure encore aujourd'hui en Guinée. Réputé excellent pédagogue, ses stages sont très recherchés. Doué d'un son extraordinairement contrasté et d'un jeu d'une efficacité qui n'a d'égale que sa sobriété, Famoudou Konaté fait «chanter» son tambour comme s'il s'agissait d'un instrument mélodique

famoudou konaté

mamady keita

Guinée Mamady Keïta est né en 1950 à Balandugu,près du fleuve Fé, en république Guinée. Son père est maître chasseur et fida tigi(maître des plantes et guérisseur). Il est initié au djembé dès l’âge de 7 ans par Karinkadjan Kondé, djembéfola de son village. En 1964, âgé de 14 ans, il est sélectionné pour entrer au ballet national Djoliba en tant que batteur principal et soliste. De 1979 à 1986, il en est le directeur artistique. Il entreprend de nombreuses tournées en Afrique, en Asie, en Europe et aux États-Unis.

En 1986 il entre au ballet Kotéba de Souleymane Koli à Abidjan. Il y adopte le surnom de 'Kargus' pour éviter toute confusion avec Mamady 'Secret', l'autre Mamady Keïta de la troupe.

En 1987 il participe au film La Vie Platinée, de Claude Cadiou.

En 1988, il s’établit à Bruxelles (Belgique). Il donne des cours de percussions, enseignant plus particulièrement les rythmes mandingues, au sein de l’école Répercussions. Il y côtoie Marie Daulne, future Zap Mama, alors professeure de chants et danses africaines. Cette même année, il crée également son nouveau groupe de musiques traditionnelles mandingues Sewa Kan, avec lequel il donne plusieurs concert en Europe (France, Pays-Bas, Italie, Allemagne).

En 1989, il sort un album intitulé Wassolon. Le succès des cours de percussions permet à Mamady d'inviter son 'frère' Mamady 'Secret' du ballet Koteba à le rejoindre en Europe. Ce dernier deviendra N'Toman Keïta, N'Toman signifiant 'homonyme' en Malinké. Mama Adama Camara, du ballet Djoliba, le rejoint aussi à Bruxelles afin d'assurer les cours de danse.

En 1997, il organise avec Répercussions le premier stage de percussions et de danses africaines en Guinée, bénéficiant de la collaboration du Ministère de la Culture de Guinée et du Ballet National Djoliba.

En 1991, il fonde sa propre école TamTam Mandingue. Laurent Chevallier réalise le film Djembéfola qui lui est consacré1. En 1992, il sort un nouvel album intitulé Nankama qui signifie « né pour ça » (surnom donné à Mamady par un sorcier du village voyant les prouesses du jeune garçon).

En 1993, il organise, à Matoto (Conakry), le premier stage en Guinée de son école TamTam Mandingue.

En 1994, il part en tournée à travers le Japon (Tokyo, Ōsaka, Okayama, Kagoshima, Hiroshima, Kawasaki) avec son groupe Sewa Kan.

En 1995, il sort son troisième album intitulé Mögöbalu, le premier enregistré à Conakry avec quelques-uns de ses anciens partenaires, et les maîtres Fadouba Oularé et Famoudou Konaté. 

fadouba oularé

.Fadouba Oularé est né en 1936 dans le Sankaran, à Koumandi Barnatou, dans la sous-préfecture de Bendou Cérékor, à 40 km de Faranah.

Dès son plus jeune âge, ses proches sont allés consulter un sorcier. Il apprirent alors que Fadouba allait devenir un grand batteur et qu'il allait faire le tour du monde.
A l'âge de 15 ans, Fadouba était déjà le meilleur batteur des alentours, on lui prêtait un don de dieu. Sa réputation s'agrandit rapidement. Dans tout le canton, puis la région, jusqu'à la capitale.

A l'âge de 15 ans, Fadouba s'enrôle dans l'armée afin d'assurer un revenu pour sa famille. A cette époque l'armée guinéenne est réquisitionnée par l'armée française et Fadouba part combattre pour la France en Indochine, en 1951, puis en Algérie en 1958.

En 1959, juste après l'indépendance de la Guinée, Sékou Touré et Fodeba Keita décident de créer un ballet réunissant les meilleurs artistes du pays : "Les ballets Africains", l'emblème de cette culture retrouvée, le symbole de cette fierté d'être noir.
Les répétitons avaient déjà commencé et les ballets allaient bientôt partir en tournée mais ils leurs manquait encore le chef des batteurs.
C'est ainsi que Fadouba fut convoqué à Conakry pour
participer à l'audition.
Quelques heures plus tard Fadouba était nommé chef des batteurs et s'envolait avec la troupe pour la France, puis ce fut la Bulgarie, la Suisse, les Pays Bas, l'Algérie, le Maroc, l'Union Soviétique, la Chine, DDR, RFA, Congo, le Burkina Faso, la Tanzanie, le Vietnam, la Corée, le Japon et les Etas Unis.
En 1961, il intègre le Ballet de l'Armée en tant que premier batteur.
En 1964, est crée le Ballet Djoliba dans lequel Fadouba recrute Mamady Keita et il décide de donner sa place à Famoudou Konaté en 1965 au sein des Ballets Africains.

En 1980, les portugais tentent d'envahir la Guinée via la Guinée Bissau. Fadouba participe aux combats. De 1980 à 1986, il garde la frontière du côté de kondara.
En 1991, il est libéré de ses obligations militaires et reprend le tambour à Faranah. En 1995, il est rappelé pour lutter contre les incursions de rebelles Sierra Léonais dans la région de Faranah.

Outre cette carrière d'artiste et de militaire, Fadouba est également un chasseur de voleur très réputé dans le pays. Pendant près de 20 ans, il avait pour mission de rechercher les voleurs pour le compte de l'armée. C'est ainsi qu'à l'aide d'un gri-gri très puissant, il sillonnât la Guinée à la recherche des voleurs.

Fadouba séjourne aujourd'hui à Faranah, dans sa concession, au milieu de ses trois femmes et de ses 34 enfants.

 

fodé seydou bangoura

Fodé Seydou Bangoura est né dans le village de Samou, en Guinée. Il part très jeune pour Conakry où il effectuera toute sa formation de djembéfola, notamment aux seins des « Ballets Africains » et des« Merveilles de Guinée » dont il deviendra premier soliste. Protégé du grand et regretté Mohamed Kemoko Sano, Fodé est aujourd’hui l’un des batteurs les plus respectés et les plus recherchés de sa génération. Il a acquit une rapidité et une dextérité impressionnante qui on fait sa renommé.

Enseignant et jouant au Japon, en Europe et à travers les Etats-Unis, Fodé apporte une énergie unique et impressionnante lors de ces concerts. Il a tourné avec certains des plus grands noms de la musique tels que Sékouba Bambino Diabaté, Sékouba Kandia Kouyaté… Fodé est apparu sur MTV lors de la célébration du « Mois de l’histoire des Noirs » en 2007 et a été invitée à être l’artiste vedette dans « imanga Bette Doho », conférence de danse qui se déroulais à Milan, en Italie. Il a aussi joué au Lincoln Center, à Disney World « Afrique » et l’Apollo Theater pour le « Tribute to Bob Marley », un concert mettant en vedette Damian Marley.

Fodé a enseigné dans de grandes écoles à New York et à accompagné de nombreux danseurs talentueux dans le monde de la danse africaine. Depuis 2008, il s’est installé à Minneapolis où il débute le « Fakoly Dance and Drum Project ». Ce projet propose une semaine annuelle de conférence permettant aux étudiants d’apprendre et de jouer avec les meilleurs djembéfola et danseur de Guinée. Il initie ainsi un voyage annuel en Guinée avec l’association « Duniya Drum & Dance ».

Vous pouvez retrouver le son de Fodé sur plusieurs enregistrement, notamment Phish – Seis De Mayo (Trey Anastasio), Andre The Giant, Badenya – 2002 New York Concert Review et sur son album en hommage à l’histoire de sa Famille « Fakoly » sorti en 2007.

babara bangoura

Babara BANGOURA est un djembefola guinéen né à Kankan. Il est le fils spirituel du grand maître guinéen du djembe Mamady KEITA. Très rapidement, il part pour Conakry où il est formé par les plus grands maîtres comme Mamady Keita et Sekouba Traoré, et ce, dès l'âge de 11 ans. Malgré son jeune âge, Babara intègre l’Ensemble des Percussions de Guinée Junior et puis le ballet national Djoliba. Enfin, il devient membre du mythique groupe SEWA KAN aux côtés de Mamady Keita. 

Aujourd’hui, leader de son propre groupe FOLI KAN, il perpétue l’héritage de la tradition guinéenne et l’art du djembé. Babara a également formé des groupes de musiciens européens avec lesquels il donne régulièrement des concerts. Babara est professeur de djembe et des percussions Mandingues qu'il enseigne dans toute l'Europe au travers de son école de musique Manding Foli. Il a également créé le Festival International d'Échange Culturel Nord-Sud à Conakry pour permettre aux musiciens du monde entier de partager la même passion pour la musique et la danse traditionnelles du Mandingue.

Avec son djembé, il s’efforce de diffuser un message qui rejoint celui de Mamady : la musique n’a pas de frontières, la couleur de peau n’est pas un obstacle à l’approche des autres cultures. Ses créations ont déjà été reprises sur les albums de plusieurs artistes.

baba touré

Baba Touré nait le 18 février 1976 à Abidjan en Côte d'Ivoire.
1992
A 16 ans, il participe avec son groupe Ujenlac au grand concours national organisé sous la tutelle du Ministère de la Culture. Il remporte la finale avec l'interprétation de Simpa, un rythme Aoussa du Ghana. Une cassette cinq titres est enregistrée aux studios Touré Sound à Yopougon.
1993
Baba Touré est recruté par Salif Coulibaly directeur du Djolem, structure de diffusion du quartier et surtout une
célèbre troupe d'Abidjan, l'une des meilleurs de Côte d'Ivoire. Ils partent pour une tournée de neuf mois à travers l'Afrique de l'Ouest s'arrêtant à chaque village comme de véritables artistes nomades. Ce fut pour Baba Touré un réel espace d'enrichissement et de formation.
1994
II devient chef percussionniste. Il enchaîne de nombreuses tournées en Europe et en Afrique.
1998
Baba Touré vient s'installer en France grâce à un premier contrat de travail pour devenir professeur de percussions à Rennes.
1999
C'est l'année de création du groupe Attoungblan du nom des tambours parleurs joués lors des cérémonies sacrées. Il offre un style musical traditionnel.
2000
Il intègre l'équipe de formateurs de l'école Tam Tam Mandingue à Bruxelles dirigé par Mamady Keïta, maître guinéen de percussion.
2002
Baba Touré enregistre Daakan (FontiMusicali/Dom) son premier album à Abidjan en invitant 28 artistes de toute l'Afrique de l'Ouest. Il fait appel pour les arrangements à Gilbert Sidimady Diabaté de Guinée. Il s'entoure de Sékouba Traoré percussionniste malien et Moussa Condé artiste guinéen.

 

Pour Baba, c'est un nouveau son qu'il propose pour les publics du festival Complet' Mandingue à Saint-Brieuc. Baba Touré invite Hadja Kouyaté célèbre griotte d'origine guinéenne.

"Depuis l'année 2000, Baba Touré animent chaque année des stages internationaux en Europe (Bruxelles, Poitiers, Barcelone, Amsterdam, Toulouse?).

 

lassina coulibaly / haruna dembélé  et les yelemba d'abidjan

Depuis sa création en 1994 par Lassina Coulibaly, la troupe Yelemba d'Abidjan apporte un style nouveau aux musiques et danses traditionnelles d'Afrique de l'Ouest. 
Maîtrisant parfaitement les nouvelles techniques de jeu, dont ils sont souvent les initiateurs, les musiciens de la troupe représentent parfaitement cette nouvelle génération d'artistes qui poursuit un véritable travail de création et de recherche dans le domaine traditionnel. Les chorégraphies inspirées des répertoires mandingue (Guinée, Maili, Burkina Faso) et ivoirien sont revisitées et interprétées par les danseurs et danseuses de la troupe. Leurs impressionnantes capacités physiques, l'énergie qu'ils déploient avec une facilité déconcertante et surtout le réel plaisir qu'ils ont à jouer ensemble ne peut laisser le spectateur indifférent, qu'il soit ou non un connaisseur. 
France, Espagne, Canaries, Italie, Angleterre, Irlande, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Tunisie, Qatar, Russie, Guadeloupe, Réunion, Sri Lanka…ils sont aujourd'hui présents dans le monde entier. 
Après 10 ans de travail commun, tout est réuni pour faire de Yelemba d'Abidjan la troupe la plus talentueuse du moment.

adama dramé

Adama Dramé est né à Nouna au Burkina Faso en 1954, dans une famille de musiciens et de conteurs, gardiens de la tradition, des djélis, que l'on nomme griots en français. De culture malinké, il devient musicien professionnel dès l'âge de douze ans. Il fait son apprentissage dans les cérémonies traditionnelles (naissances, baptêmes, mariages…). Devenu Maître-Djembé, Adama revendique son identité africaine et sa fidélité à ses traditions. Griot d'aujourd'hui, il a su communiquer cet amour de la tradition, de la musique et de l'Afrique sur des scènes du monde entier. Depuis 1979, il propage son savoir et la science de son instrument (le djembé) de l'Afrique à l'Europe en passant par l'Amérique. Ses dons de pédagogue l'ont amené durant ses stages et classes de maître à former de nombreux percussionnistes. Adama Dramé lui-même, son instrument et ses musiciens ont enflammé de nombreux spectacles mêlant la musique, les danses et les chansons. Ces multiples voyages l'ont amené à s'ouvrir à d'autres cultures, d'autres musiques et surtout à collaborer avec des musiciens européens tels que : Royal de luxe, André Ceccarelli, Bernard Lubat, Marc Vella, le New Ensemble d'Amsterdam, Jean-Philippe Riquiel, la troupe Black Blanc Beur, ou Les Percussions de Strasbourg…

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now