Atelier de médiation :

« djembés et rythme d'Afrique de l'ouest

à partir de septembre 2017

 

La percussion africaine et le rythme

 

Dans la société traditionnelle d'Afrique de l'ouest, le rythme a, depuis toujours la fonction de rendre plus joyeux les actes de la vie quotidienne. Les griots accompagnent par les chants et les rythmes tous les moments de la vie : les fêtes, les actes du quotidien, les rites initiatiques, les sépultures, les cérémonies spirituelles. Le rythme donne vie. Le rythme transcende. Le rythme permet à des groupes de communiquer ensemble, de partager une vibration, des émotions. La musique œuvre pour adoucir les mœurs, pour construire le collectif. La musique est un moyen de communication universel et ses effets sur le corps et sur l'âme ne sont plus à démontrer. Ainsi apparaît la visée thérapeutique de la musique.

De manière anthropologique, la pulsation est universelle. Notre corps est rythmé dès notre naissance par le rythme cardiaque, la respiration. Elle constitue ainsi, le point commun à nous tous, telle que soit notre histoire et ce que nous sommes dans le moment présent.

L'un des objectifs principaux de mon activité est le « faire ensemble dans la joie ». Pour les autres, je les déclineraient ci-après.

 

les valeurs et objectifs pédagogiques

 

Selon les structures, les objectifs éducatifs seront variables et à établir en partenariat vous et moi.

A travers l'activité que je vous propose de mettre en place, je souhaite promoouvoir des valeurs de partage, de joie, dans une dimension interculturelle. Voici les objectifs pédagogiques de mes interventions :

  • faire-ensemble, les nombreux instruments dont je dispose me permettent de donner une place à chaque personne qui souhaite jouer, telles que soient ses capacités. C'est ENSEMBLE que nous allons créer, communiquer, partager. Chaque participant au fur et à mesure des séances, choisira son ou ses instruments. Le collectif permettra la mélodie, la vibration.

  • Expérimenter et créer : cet objectif primordial marque la notion d’expérimentation libre, sans jugements, dans un soutien bienveillant. . J'attache une importance particulière au fait que chacun se sente libre de jouer ou pas. En tant que professeur, je les guiderait et leurs montrerait des rythmes et chants. L'essentiel étant qu'ils se les approprient. Les rythmes joués seront une alliance entre voix existantes et création de chacun pour un ensemble, espérons le dansant.

  • Communiquer. La musique et la voix offre des moyens de communiquer autre que le langage. Ce sont des moyens d'interagir, d'échanger et d'exprimer ses joies et ses maux. J'attache beaucoup d'importance à ce que chacun ait sa place dans le groupe pour échanger librement. Les percussions africaines permettent également de mettre en mouvement le corps, les bras, la tête, les jambes pour la pulsation. La communication non verbale est importante et mise en exergue par les polyrythmies africaines..

  • L'intention d'une visée thérapeutique. Ne disposant pas d'un diplôme d'art thérapeute, je ne peux prétendre à soigner au sens large. Néanmoins, quelques conditions me semble nécessaire simplement pour cette visée : non jugement, écoute bienveillante, l'instauration de repères fiables (intervenant, professionnels accompagnants, groupe d'usagers fixe, musique de démarrage, déroulement) afin de sécuriser psychiquement et physiquement les personnes, visant un mieux être, un état de détente et d'expression libre.

  • Valoriser chaque participant. Chaque personne souhaitant intégrer le groupe aura une place. Il sera dans mon rôle que chacun y prenne plaisir et se sente important telle que soit ses difficultés, son handicap. Au sein du groupe, même une personne jouant des maracas pourra avoir une fonction de métronome pour le groupe. Ainsi, nous pourrons développer des objectifs de valorisation, de confiance en soi et en l'autre par le collectif.

 

 

 

 

déroulement d'une activité type

 

Échauffement : installation des personnes en cercle, découverte des instruments, échauffement des mains, de la voix, entrée dans le collectif par le ressenti.

Exercice- jeux : apprentissage des rythmes par essai-erreur, mimétisme, voix traditionnelles ou adaptées selon les personnes. Jeux de répétition, soliste au centre...

rythme traditionnel accompagné du chant : découverte puis apprentissage de la polyrythmie, chacun à désormais un instrument qu'il garde lors de l'apprentissage. L'alternance entre chants et rythme permets de garder l'attention et de varier les plaisirs. Les notions travaillées seront la coordination, l'écoute entre les musiciens visant une complémentarité entre chaque participant.

Fin de séance, fermeture détente. Découverte d'un instrument original avec petite histoire puis temps de retour au calme, relaxation à l'aide du petit xylophone, flute ou balafon.

 

 

moyens matériels

 

Je possède une douzaine d'instruments venus d'afrique de l'ouest et remontés par mes soins pour la plupart. Les 4 djembés viennent de cote d'ivoire, les 5 dunduns traditionnels de cote d'ivoire également (2 aigu, un médium et 2 dundunba). La sabar est un instrment sacré en casamence (sénégal). Le Krin le moyen de communiquer d'un village à l'autre en guinée forestière. Le TAMA ou tambour d'aisselle viens du burkina fasso. Je peux disposer d'instruments supplémentaire mais le nombre idéal de participants est de 12 maximum pour un accompagnement de qualité.

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now